06.04 — Foire aux questions média#
Document interne. Trente-six questions de journalistes, avec les réponses rédigées mot à mot. Y compris les plus dures.
Règle qui fonde ce document. Une foire aux questions média qui esquive fabrique le prochain article négatif. Un journaliste qui pose une question difficile et reçoit une réponse évasive ne renonce pas : il cherche ailleurs, et il trouve. Chaque réponse ci-dessous dit ce qui est vrai, ce qui ne l'est pas, et à quelle date. Quand la réponse est « non », elle commence par « non ».
Ce document n'est pas transmis tel quel aux journalistes. Il sert à préparer le porte-parole. Une version allégée, sans les notes de préparation, figure au dossier de presse.
Version : 1.0 — 17 août 2026 Statut : Référence active Dépend de : 01-plan-communication.md, 03-communique-presse.md, ../00-brief-commun.md
1. Règles de réponse#
| # | Règle | Détail |
|---|---|---|
| F1 | Quand la réponse est non, la réponse commence par non | Puis vient l'explication. L'ordre inverse est perçu comme une esquive |
| F2 | Un chiffre est un instantané daté | « Au [date], nous avions X », jamais « nous avons X » |
| F3 | Aucun chiffre de marché sans sa source et son année | Et jamais un marché adressable sans la chaîne de calcul complète |
| F4 | On ne parle jamais d'un concurrent nommé | Ni en bien ni en mal, même relancé |
| F5 | On ne dit jamais « sans commentaire » | On dit ce qu'on sait, ce qu'on ignore, et quand on saura |
| F6 | Une date, ou rien | « Bientôt » et « prochainement » sont interdits |
| F7 | On ne demande jamais à relire un article | On propose de vérifier des faits |
| F8 | On corrige publiquement une erreur qu'on a dite publiquement | Même canal, 24 heures |
| F9 | On ne répond pas à une question qu'on n'a pas comprise | « Vous me demandez [reformulation] ? » |
| F10 | Si on ne sait pas, on le dit et on rappelle | Avec un délai annoncé et tenu |
2. Le produit et ce qu'il fait#
Q01 — Qu'est-ce que Kaxentra, en une phrase ?#
Kaxentra réunit dans un seul compte la personne, son entreprise et son comptable — avec une intelligence artificielle qui montre toujours d'où vient sa réponse.
Si vous voulez la version longue : c'est une plateforme financière et fiscale québécoise à deux portails. Le portail Client sert les particuliers, les travailleurs autonomes, les familles, les entrepreneurs, les PME, les investisseurs et les propriétaires immobiliers. Le portail Affaires sert les cabinets comptables et les directions d'entreprise. Les deux lisent et écrivent le même dossier.
Note de préparation. Ne jamais commencer par l'intelligence artificielle. Le mécanisme d'abord ; l'intelligence artificielle est une couche, pas le produit.
Q02 — Qu'est-ce qui ne fonctionne pas encore ?#
Cinq choses, et nous les avons publiées nous-mêmes dans le communiqué de lancement.
Un. L'export de données ne s'exécute pas automatiquement. Le point d'entrée existe et crée une demande, mais aucun processus ne la traite : le travailleur asynchrone porte un marqueur de travail à faire dans notre code. Aujourd'hui, la demande d'export d'un client est traitée par son cabinet, par une personne. Et même corrigé, l'export tel qu'il est conçu ne couvrirait que le profil client — ni la comptabilité, ni les déclarations, ni les documents. Notre engagement : 31 janvier 2027.
Deux. Un particulier ne peut pas résilier seul. L'écran de résiliation en libre-service existe au portail Affaires : un cabinet part quand il veut, avec confirmation par saisie et effet en fin de période. Il n'existe ni au portail Client ni sur mobile. Engagement : 31 mars 2027.
Trois. L'authentification à deux facteurs n'est pas implémentée. Engagement : 30 avril 2027.
Quatre. Le produit est unilingue français. Le catalogue de traduction du serveur contient 26 645 clefs en français et zéro en anglais. Ce n'est pas prévu avant 2028.
Cinq. Nous ne revendiquons aucune conformité en accessibilité. Aucun audit externe n'a été produit. Engagement : 30 juin 2027.
Il y a un sixième point, plus mineur : 26 pages de nos portails ont été créées pour supprimer une erreur de menu et n'ont pas de contenu réel. Nous les connaissons, elles sont identifiables par un marqueur, et elles ne sont comptées dans aucun de nos arguments.
Note de préparation. C'est la question la plus importante du document. Elle se répond lentement, sans gêne, sans excuse et sans transition vers un point positif. Une réponse qui enchaîne immédiatement sur « mais en revanche » annule tout le bénéfice.
Q03 — En quoi êtes-vous différent d'un logiciel comptable existant ?#
Un logiciel comptable sert le professionnel. Une application de finances personnelles sert le particulier. Nous servons les deux, dans le même dossier.
Concrètement : quand un cabinet a besoin d'un feuillet, il ouvre une demande de document dans le dossier. Le client la voit dans son portail. Il dépose le feuillet, et le document est classé du côté du cabinet dès le dépôt. Il n'y a pas de courriel, pas de pièce jointe, pas de version « finale-2 ».
C'est la différence structurelle. Et c'est la plus coûteuse à copier, parce qu'elle suppose d'avoir construit les deux côtés. Un éditeur qui sert les cabinets aurait à construire tout le portail client ; un éditeur qui sert les particuliers aurait à construire tout l'outillage professionnel. Chacun a la moitié.
La deuxième différence est le modèle de contextes : dix-neuf contextes dans un compte unique, sans migration. La troisième est la profondeur locale : T1 et TP1 dans le même parcours, TPS et TVQ ensemble.
Note de préparation. Si le journaliste nomme un concurrent, ne pas reprendre le nom. Répondre : « Je ne commenterai pas un produit que je ne connais pas de l'intérieur. Ce que je peux décrire, c'est ce que nous faisons. »
Q04 — Que veut dire « dix-neuf contextes », concrètement ?#
Un contexte, c'est une recomposition complète de l'application autour d'une situation de vie ou d'un métier.
Prenons quelqu'un en contexte « particulier » : il voit ses impôts personnels, son budget, ses objectifs. Il se met à son compte, il bascule en contexte « travailleur autonome » : la navigation change, il voit ses revenus, ses dépenses, son formulaire T2125, sa facturation. Il s'incorpore, il bascule en « PME » : société, comptabilité, paie, équipe. Il achète un immeuble, il ajoute « immobilier » : parc, revenus locatifs, T776, hypothèques.
À chaque bascule, la navigation, le tableau de bord et les fonctionnalités exposées changent. Ce qui ne change pas : le compte, et l'historique.
Dix contextes du côté Client, neuf du côté professionnel — comptable, fiscaliste, auditeur, conseiller, paie, incorporateur, gestion, facturation, administration — plus un contexte de repli.
Q05 — Est-ce un site web, une application mobile, ou les deux ?#
Cinq surfaces, qui partagent une authentification unique, un catalogue de modules unique et un socle de services unique.
Le portail Client sur le web : 472 pages. Le portail Affaires : 867 pages. Le portail d'administration de la plateforme : 230 pages. Une application mobile unique qui porte les deux publics, avec bascule de contexte intégrée : 286 écrans. Et un portail de documentation, qui est un site distinct.
Une seule application mobile pour les deux publics, ce n'est pas un détail de distribution : c'est la conséquence du modèle de contextes. Deux applications signifieraient deux comptes, donc une migration à chaque changement de situation.
Q06 — Combien de fonctionnalités avez-vous vraiment ?#
Le catalogue compte 57 modules : 6 de socle, 16 avancés, 35 professionnels. Vingt-neuf sont du côté Client, quinze du côté Affaires et treize sont partagés.
Et je vous donne le revers de ce chiffre, parce qu'il vaut mieux qu'il vienne de moi. Vingt-six pages de nos portails ont été créées uniquement pour supprimer une erreur de menu : elles existent, elles s'ouvrent, elles n'ont pas de contenu réel. Nous les avons recensées et nous les traiterons ou nous les retirerons du menu.
Par ailleurs, un module existe et fonctionne mais n'est pas vendu : le module ESG, avec ses huit domaines, son empreinte carbone à trois périmètres, sa diversité et son alignement aux objectifs de développement durable. Il n'a aucune clef au catalogue : il n'est ni vendu, ni conditionné, ni accordé par un forfait. C'est un actif construit et non monétisé, et je préfère vous le dire ainsi plutôt que de le compter comme une fonctionnalité vendue.
3. Intelligence artificielle#
Q07 — Votre intelligence artificielle peut-elle se tromper sur un calcul fiscal ?#
Oui.
Tout système génératif se trompe, et un système qui se trompe avec fluidité est plus dangereux qu'un système qui se trompe visiblement. Nous n'avons donc pas construit un système infaillible. Nous avons construit un système vérifiable, avec trois barrières.
Première barrière : la traçabilité. Chaque réponse porte ses sources — l'identifiant du document, son nom, le fragment exact — et ces références sont conservées avec le message. Pas seulement affichées sur le moment : conservées. Vous pouvez revenir dessus trois mois plus tard.
Deuxième barrière : l'approbation humaine. Rien qui produit un effet — une écriture comptable, une déclaration, un envoi — ne part sans qu'une personne nommée l'approuve. Le mécanisme est livré sur les quatre surfaces, avec rejeu de l'écriture différée au moment de l'approbation et aucune écriture au rejet. L'assistant propose ; il ne signe pas.
Troisième barrière : le cadre contractuel. Nos conditions d'utilisation préciseront que les sorties générées sont une aide à la décision, non un avis professionnel.
Et une réserve que je dois vous donner : notre ancrage documentaire est en échec ouvert. Si notre base de connaissances est indisponible, la réponse sort non ancrée plutôt qu'en erreur. C'est un arbitrage entre disponibilité et traçabilité, et nous l'avons tranché du côté de la disponibilité. Le coût est que, dans ce cas, la réponse a moins de sources — et c'est visible à l'écran.
Note de préparation. Ne jamais commencer par « mais nous avons des garde-fous ». Le premier mot est « oui ». Un journaliste qui obtient un « oui » franc sur cette question devient sensiblement moins hostile sur le reste de l'entretien.
Q08 — Si votre assistant donne un mauvais conseil et que quelqu'un perd de l'argent, qui est responsable ?#
Nous, pour ce que nous produisons.
Si un calcul de notre plateforme est faux et qu'il entraîne des frais, une pénalité ou des intérêts pour un client, nous prenons ces frais en charge, au cas par cas, et nous ne demandons pas au client de prouver quoi que ce soit d'autre que le lien avec notre calcul. C'est écrit dans notre procédure de gestion d'incident, avec un délai de première réponse de quatre heures.
Ce que nous ne prétendons pas : qu'une sortie générée équivaut à un avis professionnel. Elle ne l'est pas, et c'est précisément pourquoi toute action à conséquence passe par une approbation humaine nommée.
Ce que je ne dirai pas non plus : que cela ne peut pas arriver. Notre scénario de crise correspondant est écrit, avec sa déclaration prête à publier. On n'écrit pas un scénario pour un événement qu'on juge impossible.
4. Données, sécurité et conformité#
Q09 — Où sont hébergées les données ?#
Les données de production sont hébergées au Québec.
Et voici la réserve, que je préfère vous donner maintenant : l'engagement contractuel de chacun de nos sous-traitants sur la résidence des données est en cours de formalisation, avec une échéance au 30 septembre 2026. Tant que ces contrats ne sont pas signés, nous n'utilisons pas cet argument dans nos supports publics comme s'il était acquis. C'est écrit tel quel dans notre dossier interne, sous la référence D01, et cette décision bloque certaines de nos propres formulations.
Autrement dit : l'hébergement est là, la documentation contractuelle est en cours. Je ne vais pas transformer un fait technique en garantie juridique avant qu'elle soit écrite.
Q10 — Vos données sont-elles chiffrées ? Avez-vous eu un incident de sécurité ?#
Sur le chiffrement : oui, et avec une propriété que je trouve importante. Notre mécanisme est en échec fermé. Sans clef de chiffrement configurée, l'enregistrement est refusé plutôt qu'écrit en clair. Beaucoup de systèmes font l'inverse : ils écrivent en clair et journalisent un avertissement que personne ne lit. Deuxième propriété : un secret déchiffré n'est jamais une chaîne de caractères ordinaire dans notre code, ce qui réduit le risque qu'il finisse dans un journal par accident.
Sur les incidents :
[Gabarit : réponse à donner selon l'état réel au jour de l'entretien, après consultation du registre d'incidents le matin même. S'il n'y en a eu aucun : « aucun incident de sécurité n'a été constaté à ce jour. » S'il y en a eu un : le décrire, avec sa date, sa portée, sa correction et sa notification.]Ce que je peux décrire du dispositif : notre journal d'audit est présent dans 73 services et il n'a pas de clef étrangère vers l'annuaire des utilisateurs. C'est délibéré. La suppression d'un compte n'efface pas la trace des actions de ce compte — autrement dit, la preuve survit à celui qu'elle incrimine.
Ce qui manque : l'authentification à deux facteurs n'est pas implémentée, et aucune revue de sécurité par un tiers n'a encore été menée. Elle est engagée pour le 30 avril 2027.
Note de préparation. Ne jamais répondre « non » à la question d'incident sans avoir consulté le registre le matin même. Un « non » démenti trois semaines plus tard est une crise de niveau majeur.
Q11 — Que se passe-t-il si je veux partir ?#
La réponse dépend de qui vous êtes, et elle est inconfortable dans un cas sur deux.
Si vous êtes un cabinet : vous résiliez seul, depuis votre compte. L'écran demande une confirmation par saisie, propose un motif facultatif, et la résiliation prend effet à la fin de la période payée.
Si vous êtes un particulier : il n'y a pas encore d'écran de résiliation en libre-service. Ni sur le web, ni sur mobile. Vous devez passer par une demande. L'écran est engagé pour le 31 mars 2027.
Pour vos données : vous pouvez en demander l'export. Aujourd'hui, cette demande est traitée par votre cabinet, par une personne. Ce n'est pas instantané, et ce n'est pas automatique. Le traitement automatique est engagé pour le 31 janvier 2027.
Je vais aller plus loin, parce que ce point touche une valeur que nous affichons. Notre document de vision énonce cinq missions, chacune avec un critère de réussite et un critère d'échec. La cinquième mission — garder la donnée sous le contrôle de celui qui la produit — est marquée, dans notre propre document, comme la seule des cinq en échec sur son propre critère. Nous ne l'avons pas découvert par vous. Nous l'avons mesuré et écrit.
Note de préparation. C'est la question qui produit le plus souvent le titre de l'article. La réponse doit être donnée en entier, sans raccourci, et la dernière phrase ne doit pas être coupée.
Q12 — Vendez-vous ou exploitez-vous les données de vos utilisateurs ?#
Non. Ni vendues, ni cédées, ni louées, à personne, sous aucune forme — y compris agrégées ou anonymisées.
Ce n'est pas seulement une intention. C'est une clause d'exclusion écrite dans nos conventions de commandite : aucun niveau de partenariat, à aucun prix, ne donne accès à une donnée de membre. Nous refusons également, par règle écrite, toute commandite qui exigerait une position privilégiée dans une recommandation générée ou dans un mécanisme de mise en relation professionnelle. Un commanditaire qui insiste sur ce point voit sa demande refusée, et le refus est consigné.
Sur l'usage interne : les données servent à faire fonctionner le service pour la personne qui les a produites, et à la facturer. Notre registre des activités de traitement, qui documentera cela formellement, est en cours de rédaction, avec une échéance au 31 octobre 2026.
5. L'entreprise et ses chiffres#
Q13 — Combien de clients avez-vous ?#
[Gabarit : chiffre à jour au jour de l'entretien — comptes payants et cabinets payants, relevés le matin même, avec la date de relevé.]Et je précise la distinction, parce qu'elle décide de ce que le chiffre vaut : nous comptons les comptes payants, pas les inscriptions. Une inscription n'est pas un client. Beaucoup d'annonces confondent les deux, et le résultat est un chiffre qui ne dit rien.
Avant l'ouverture du 17 novembre 2026, la réponse honnête était : le pilote fermé comptait 25 comptes Client et 8 cabinets, et ils ne payaient pas.
Note de préparation. Relever le chiffre le matin même. Le donner avec sa date : « au [date], nous avions X ». Ne jamais donner un chiffre de la semaine précédente au présent.
Q14 — Êtes-vous rentable ?#
Non.
Le point mort dépend de deux variables dont nous n'avons pas encore la mesure : l'attrition et le coût d'acquisition. Dans notre scénario d'autofinancement complet, sans levée de fonds, nous l'atteignons au quatrième trimestre 2027 — et c'est une hypothèse, étiquetée comme telle dans tous nos documents internes.
Ce qui est réel, en revanche : la grille tarifaire est en place et facturable dès le premier jour. Le prix, le droit d'accès et la facturation dérivent tous d'une définition unique dans notre catalogue. Le revenu n'attend pas un chantier technique.
Q15 — Combien avez-vous levé ?#
[Gabarit : montant réel levé et clos à la date de l'entretien. Si aucune levée n'est close : « aucune levée n'est close à ce jour. »]Ce que je peux dire du plan : nous avons découpé le financement en trois enveloppes, chacune adossée à un jalon produit vérifiable en production, pas à une date. La première finance l'ouverture et six mois d'exploitation. Son poste le plus important n'est pas le plus gros : la dette technique bloquante, dont le processus d'export de données. Parce que tant que l'export ne s'exécute pas, notre valeur de souveraineté est contredite par notre propre produit.
Sur la valorisation, je ne commente pas.
Q16 — Pourquoi le produit n'est-il qu'en français ?#
Parce que notre marché initial est le Québec, et parce que nous refusons d'annoncer une langue que nous ne servons pas.
Le fait mesuré : notre catalogue de traduction côté serveur contient 26 645 clefs en français et zéro en anglais. Notre service annonce une seule langue prise en charge. Et nous avons une garde technique qui refuse d'annoncer une langue dont la couverture réelle est inférieure à 90 %. Cette garde fonctionne, et elle nous bloque nous-mêmes : c'est notre propre code qui nous empêche de prétendre à l'anglais.
L'infrastructure multilingue est donc construite et mesurée. Ce qui manque, c'est le catalogue. Et son coût principal n'est pas la traduction : c'est la revue par une personne compétente en fiscalité canadienne. Traduire « avis de cotisation » ne suffit pas ; il faut que le terme soit juste dans le contexte fiscal correspondant. Nous l'avons chiffré à 260 000 $ dans notre troisième enveloppe de financement, pour septembre 2028.
Une précision : notre portail de documentation peut être bilingue, et notre communiqué de lancement l'est. Ce sont des documents de relations publiques, pas une interface. Un communiqué bilingue n'implique pas un produit bilingue, et nous l'écrivons dans le communiqué lui-même pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté.
Q17 — Combien êtes-vous dans l'équipe ?#
[Gabarit : composition réelle au jour de l'entretien — nombre de personnes, rôles, temps plein ou partiel.]Et le risque qui va avec, que je vous donne sans que vous ayez à le demander : la connaissance du socle repose largement sur une personne. C'est notre risque le plus élevé et le moins réductible à court terme. Il figure dans notre dossier d'investissement sous la référence W11. Les réponses engagées sont la documentation d'architecture et les embauches financées par la deuxième enveloppe.
Si vous vous demandez comment un groupe de cette taille a produit ce volume : trois décisions de conception. Le modèle contexte, qui évite de créer un produit par segment. La source de vérité unique entre les deux portails, qui évite de doubler la logique. Et le catalogue unique, qui évite de recoder le prix et le droit d'accès à chaque module.
Q18 — Quelle est la taille de votre marché ?#
Je vais vous donner des ordres de grandeur avec leurs sources, et je ne vais pas les multiplier entre eux.
Selon Statistique Canada, il y a environ 250 000 établissements employeurs au Québec. Selon Innovation, Sciences et Développement économique Canada, environ 85 % des entreprises canadiennes emploient moins de vingt personnes. Selon Statistique Canada, environ 2,6 millions de travailleurs autonomes au Canada. Selon l'Agence du revenu du Canada, environ 30 millions de déclarations de particuliers produites par année. Selon l'Ordre des comptables professionnels agréés du Québec, environ 40 000 membres.
Ces cinq chiffres sont à revalider avant toute publication — c'est écrit dans notre propre brief, avec la mention « à revalider » en face de chacun.
Si vous voulez un marché adressable chiffré, je peux vous le construire, mais je vous donnerai la chaîne de calcul complète, hypothèse par hypothèse. Un marché adressable présenté comme un nombre unique est un chiffre décoratif, et il ne survit pas au premier lecteur qui le refait.
6. La profession comptable#
Q19 — Un comptable peut-il être remplacé par votre outil ?#
Non, et ce n'est pas ce que nous vendons.
Nous vendons la fin du travail qui empêche le comptable d'être comptable : relancer un client trois fois pour un feuillet, chercher la bonne version d'un état financier dans une boîte de courriels, réexpliquer la même échéance à chaque appel. Ce n'est pas de la comptabilité, c'est de la logistique.
Notre slogan côté cabinet est « un cabinet augmenté, pas remplacé », et ce n'est pas une précaution commerciale : notre modèle de revenu repose sur les cabinets. Un cabinet paie 149 $ par mois pour le forfait le plus choisi ; un particulier paie 12 $. Faire disparaître les cabinets serait nous faire disparaître.
Et structurellement : tout ce qui engage — une écriture, une déclaration, un envoi — passe par une approbation humaine nominative. Le système ne signe rien.
Un dernier élément, factuel : le portail Affaires compte 867 pages, le portail Client 472. Le produit, dans ses proportions mêmes, dit à qui il s'adresse d'abord.
Q20 — Les comptables ne vous voient-ils pas comme une menace ?#
Certains, oui, et il faut le prendre au sérieux plutôt que de le balayer.
L'inquiétude est celle-ci : si un particulier a accès à des outils fiscaux dans son portail, va-t-il encore payer un professionnel ? C'est une question légitime.
Notre réponse est structurelle plutôt que rhétorique. Nous ne vendons pas au particulier un outil qui remplace son comptable ; nous vendons aux deux un dossier commun. Le particulier qui prépare bien son dossier est un client plus rentable pour son cabinet, pas un client perdu. Et les situations qui font la valeur du professionnel — une incorporation, une succession, un contrôle fiscal, une décision de structure — restent des situations où l'outil rassemble l'information et où la personne décide.
Ce que je ne prétendrai pas : que l'outillage ne change rien à la profession. Il la change. Il déplace la valeur de la production vers le conseil. C'est un mouvement inconfortable pour un cabinet qui facture à l'heure de production.
Q21 — Un particulier peut-il produire sa déclaration seul avec votre outil ?#
Il peut préparer son dossier fiscal seul : rassembler ses feuillets, suivre ses échéances, comprendre son avis de cotisation, voir l'impact fiscal de ses décisions.
Ce que nous ne présentons pas comme un remplacement du professionnel, c'est le jugement. Une situation avec plusieurs sources de revenus, un immeuble locatif, un travail autonome, une succession — ce sont des situations où l'outil sert à préparer, et où une personne compétente décide.
Le forfait Gratuit est réel : un siège, dix crédits d'intelligence artificielle par mois. Il existe parce qu'une personne qui produit une déclaration une fois par année ne paiera pas un abonnement mensuel avant d'avoir vu la valeur.
Q22 — Êtes-vous approuvé par un ordre professionnel ?#
Non, et aucun ordre ne délivre d'approbation de ce type à un éditeur de logiciel.
Ce que nous faisons : nous consultons les associations professionnelles, nous leur donnons accès à nos limites connues avant qu'un de leurs membres les découvre, et nous ne nous prévalons d'aucune caution que nous n'avons pas.
Si vous voyez un jour Kaxentra présenté comme « approuvé » ou « recommandé » par un ordre, sans qu'un document le dise, dites-le-nous : ce serait une erreur à corriger le jour même.
7. Prix et modèle d'affaires#
Q23 — Combien ça coûte ?#
Côté particuliers et familles : le forfait Gratuit à 0 $, avec un siège et dix crédits d'intelligence artificielle par mois. Plus à 12 $ par mois ou 120 $ par an, un siège, 50 crédits. Famille à 19 $ par mois, cinq sièges, 80 crédits. Pro à 29 $ par mois, dix sièges, 200 crédits.
Côté cabinets et entreprises : Solo à 49 $ par mois, un siège, 25 clients, 20 crédits. Cabinet Pro à 149 $, cinq sièges, 150 clients, 100 crédits — c'est le forfait le plus choisi. Équipe à 299 $, quinze sièges, clients illimités, 500 crédits. Entreprise à 599 $, sièges et clients illimités, 2 000 crédits.
Et cinq ensembles de modules en supplément d'un forfait Client : Patrimoine 19 $, Entrepreneur 29 $, Affaires 29 $, PME 39 $, Épicerie 49 $ par mois.
L'engagement annuel donne environ 20 % d'économie côté Affaires et environ 17 % côté Client. Tous les montants sont en dollars canadiens.
Q24 — Comment gagnez-vous de l'argent avec un forfait gratuit ?#
Nous n'en gagnons pas. Le forfait Gratuit nous coûte de l'argent : hébergement, support, et dix crédits d'intelligence artificielle par mois qui ont un coût d'inférence réel.
Il existe pour deux raisons. La première : une personne qui produit une déclaration une fois par année ne s'abonnera pas mensuellement avant d'avoir vu ce que ça lui apporte. La seconde, plus structurelle : c'est le point d'entrée du parcours de contextes. Le particulier d'aujourd'hui est le travailleur autonome de l'an prochain, et l'entrepreneur de l'année suivante. Le compte le suit.
Je précise que la question de la gratuité durable est explicitement ouverte chez nous, avec une décision requise. Si nous changions cette politique, ce serait annoncé avec un préavis, pas appliqué en silence.
Q25 — Qu'est-ce qu'un crédit d'intelligence artificielle, et puis-je plafonner ma dépense ?#
Un crédit est l'unité de consommation des fonctions génératives. Chaque forfait en inclut une dotation mensuelle : dix au forfait Gratuit, 2 000 au forfait Entreprise.
Sur le plafonnement, la réponse est non, et je préfère être précis parce qu'il serait facile de répondre à côté.
Il n'existe pas de plafond de dépense que vous réglez vous-même. Ce qui existe : vos crédits sont visibles sur les quatre surfaces, avec des écrans dédiés, et au zéro, l'appel est refusé plutôt que facturé en dépassement. Le plafond effectif est donc la dotation de votre forfait, qui n'est pas modifiable. Le seul réglage voisin est un seuil de recharge automatique — et c'est l'inverse d'un plafond.
Un plafond configurable est une demande légitime. Elle est à notre registre des évolutions, pas à notre catalogue de fonctionnalités livrées.
Sur le coût lui-même : il est calculé par un tarificateur à source unique, avec des taux datés, et si un taux manque, le système lève une erreur au lieu de facturer zéro. Cette règle est née d'un incident réel : notre catalogue portait les prix d'un modèle sur la ligne d'un autre, ce qui a produit 9 735 crédits surfacturés en production sur 251 appels.
Q26 — Y a-t-il des frais cachés ou une reconduction tacite ?#
Sur les frais : non. Le prix, le droit d'accès et la facturation dérivent tous d'une définition unique dans notre catalogue, et un contrôle de cohérence signale tout écart entre ce qui est affiché et ce qui est facturé.
Cette architecture est née d'une erreur que je vais vous raconter, parce qu'elle explique la règle. Notre page de prix portait autrefois sa propre copie manuscrite des tarifs, et elle affichait un montant que la facturation ne pratiquait pas. Des clients ont payé l'écart. Le catalogue unifié est né de cet épisode.
Sur la reconduction : les abonnements souscrits pendant notre prévente ne sont pas reconduits tacitement. Trente jours avant l'échéance, un courriel indique le montant, la date et la façon de refuser. Sans action de votre part, le compte bascule au forfait Gratuit — sans suppression de données.
Pour les abonnements ordinaires, la politique de reconduction figure dans nos conditions d'utilisation, et notre règle interne est qu'aucune reconduction tacite non annoncée n'est acceptable.
8. Concurrence et durabilité#
Q27 — Qui sont vos concurrents ?#
Trois familles, et je vais les décrire sans nommer d'entreprise.
Les logiciels comptables destinés aux professionnels : ils servent le cabinet, très bien, et laissent le client à l'extérieur avec un portail de dépôt de documents.
Les applications de finances personnelles : elles servent le particulier et n'ont aucun outillage professionnel de l'autre côté.
Les assistants génératifs généralistes : ils répondent à des questions fiscales sans montrer d'où vient la réponse, et sans être reliés à un dossier réel.
Notre position est entre les trois, et c'est aussi notre risque : une position entre trois catégories doit être expliquée à chaque fois.
Q28 — Et si un grand acteur copie votre produit ?#
Il le peut. Je ne vais pas vous dire qu'il y a une barrière technique, parce qu'il n'y en a pas.
Ce qui est difficile à copier n'est pas la fonctionnalité, c'est la position. Un éditeur mondial qui veut servir le Québec doit traiter le TP1 aussi bien que le T1 et la TVQ aussi bien que la TPS, pour un marché de notre taille. Historiquement, ces éditeurs traitent le fédéral et renvoient le provincial vers un autre outil. Pour nous, ce n'est pas une adaptation : c'est le point de départ.
Deuxième élément : un acteur qui sert les cabinets aurait à construire tout le portail client, et un acteur qui sert les particuliers aurait à construire tout l'outillage professionnel. Chacun a la moitié, et la moitié manquante est la plus coûteuse.
Notre réponse réelle est la vitesse d'exécution et la profondeur locale. Pas le secret.
Q29 — Qu'est-ce qui vous empêche de disparaître dans deux ans ?#
Rien ne nous en empêche. Je peux vous dire ce qui rend la disparition moins probable, et ce qui la rendrait plus probable.
Ce qui la rend moins probable : le produit est construit, donc notre risque n'est pas un risque de construction. La grille tarifaire est facturable dès aujourd'hui. Et nous avons un scénario d'autofinancement complet, sans aucune levée, qui tient debout — il est plus lent, mais il tient.
Ce qui la rendrait plus probable, dans l'ordre : une attrition élevée du côté des particuliers, parce que notre thèse de rétention n'est pas encore prouvée ; un coût d'acquisition du segment cabinet plus élevé que prévu, parce que le cycle de vente professionnel est long ; et nous-mêmes, parce qu'un produit de cette taille avec une équipe de cette taille est un risque d'exécution permanent.
Q30 — Pourquoi lancer maintenant ?#
Parce que le produit est prêt et que l'entreprise ne l'est pas — et que la seconde ne se construit pas sans utilisateurs.
Nous ne saurons pas si notre thèse de rétention tient tant que des gens réels n'auront pas utilisé le produit pendant trois mois. Aucune quantité de préparation supplémentaire ne produit cette information. La première cohorte de rétention à 90 jours sera mûre le 15 février 2027 : c'est la cohorte du jour d'ouverture.
Il y a aussi une raison de calendrier : ouvrir en novembre place les premiers utilisateurs avant la saison des déclarations, qui est le moment où la valeur du produit est la plus visible.
9. Les questions les plus difficiles#
Q31 — Votre produit est-il accessible aux personnes en situation de handicap ?#
Nous ne pouvons pas l'affirmer, et je ne vais pas prétendre le contraire.
Nous n'avons aucun rapport de conformité en accessibilité, aucune matrice de contraste documentée, aucun test d'accessibilité en intégration continue.
Ce qui existe, c'est du travail réel : 9 530 attributs d'accessibilité répartis sur 1 367 fichiers web, et 725 propriétés d'accessibilité côté mobile. C'est substantiel, mais un volume d'attributs n'est pas une preuve de conformité.
La formulation exacte est donc : travail engagé, conformité non démontrée. Un audit par un tiers est engagé pour le 30 juin 2027. Tant qu'il n'est pas fait, nous ne vendons pas au secteur public sur cet argument et nous n'écrivons nulle part que nous sommes conformes.
Q32 — Vous n'avez pas d'authentification à deux facteurs ?#
Non. Elle n'est pas implémentée.
Elle est engagée pour le 30 avril 2027 et financée dans notre deuxième enveloppe. Nous ne l'annonçons nulle part comme disponible ; si vous la trouvez mentionnée quelque part dans nos supports, signalez-le-moi, c'est une erreur à corriger le jour même.
Pour un produit qui traite des données fiscales, c'est une lacune, et je ne vais pas la relativiser. Ce que je peux dire, c'est qu'elle est identifiée comme point bloquant dans notre propre préparation à la vérification diligente, sous la référence C12.
Q33 — Publier vos défauts le jour du lancement, n'est-ce pas simplement une stratégie de communication ?#
C'en est une, et c'est une bonne question.
Voici ce qui distingue la posture de l'honnêteté, à mon avis, et vous jugerez. Une stratégie de communication qui affiche des défauts choisit les défauts les moins coûteux. Regardez lesquels nous publions : l'export de données qui ne s'exécute pas — c'est notre valeur affichée de souveraineté, contredite. La résiliation impossible pour un particulier — c'est notre valeur de réversibilité, contredite. Ce ne sont pas des défauts décoratifs. Ce sont les deux qui touchent nos propres promesses.
Deuxième élément vérifiable : notre document de vision interne marque une de nos cinq missions comme « en échec sur son propre critère ». On n'écrit pas cela pour la galerie ; on l'écrit pour ne pas pouvoir l'oublier.
Troisième élément : nos formulations fautives sont interdites par écrit dans notre brief de marque, avec la formulation de remplacement en face. Un interdit écrit est vérifiable. Vous pouvez tester : demandez-moi de vous dire que l'export fonctionne en libre-service, et je ne le dirai pas.
Cela dit, vous avez raison sur un point : si nous ne tenons pas les dates que nous publions, cette posture se retournera contre nous plus durement que si nous n'avions rien dit. C'est le pari, et il est assumé.
Q34 — Avez-vous déjà facturé vos clients de façon incorrecte ?#
Oui, deux fois, et les deux ont produit une règle.
La première. Notre page de prix portait sa propre copie manuscrite des tarifs et affichait un montant que la facturation ne pratiquait pas. Des clients ont payé l'écart. La correction n'a pas été de rectifier la page : le prix, le droit d'accès et la facturation dérivent désormais d'une définition unique, et le service expose un contrôle de cohérence qui signale l'écart au lieu de le taire.
La seconde. Notre catalogue de tarification des modèles portait les prix d'un modèle sur la ligne d'un autre. Résultat : 9 735 crédits surfacturés en production, sur 251 appels. La correction a été de faire du tarificateur une source unique à taux datés, dans laquelle un taux manquant lève une erreur plutôt que de valoir zéro.
Notre procédure en cas d'erreur de facturation est écrite, avec un délai de première réponse de quatre heures et une règle non négociable : on rembourse d'abord, on explique ensuite, et aucun remboursement n'est conditionné à une demande du client.
Note de préparation. Cette question peut arriver de nulle part si le journaliste a lu notre historique publié. La réponse doit être donnée sans hésitation. Une hésitation ici transforme un incident réglé en soupçon.
Q35 — Que faites-vous si un de vos clients perd de l'argent à cause de vous ?#
Nous le prenons en charge, au cas par cas, et nous ne commençons pas par chercher si notre contrat nous protège.
Concrètement, selon la nature : si un calcul de notre plateforme est faux et entraîne des frais, une pénalité ou des intérêts, nous prenons ces frais en charge. Si une erreur de facturation a lieu, nous remboursons sans demande de la part du client, et nous identifions tous les comptes touchés depuis la mise en service de la règle fautive — pas seulement ceux qui se sont manifestés. Si une réponse générée était fausse et qu'une personne a agi sur cette base, nous la contactons individuellement.
Ce que je ne vais pas prétendre : que notre responsabilité est illimitée. Elle ne l'est pas, et nos conditions d'utilisation le préciseront. Mais la première démarche n'est pas juridique. Elle est de réparer.
Q36 — Qu'est-ce qui vous ferait échouer ?#
Trois choses, dans l'ordre de probabilité.
L'attrition côté particuliers. Un produit financier grand public se désabonne facilement. Notre thèse — le compte qui grandit avec la personne à travers ses changements de situation — est notre meilleur argument de rétention, et elle n'est pas prouvée. Nous avons d'ailleurs fixé d'avance le seuil de décision, pour ne pas le fixer sous pression : au-dessus de 6 % d'attrition mensuelle mesurée au 15 février 2027, nous arrêtons l'acquisition payante et nous revenons sur la valeur du produit.
Le coût d'acquisition du segment cabinet. Un cycle de vente professionnel est long. Notre hypothèse de 640 $ est optimiste tant qu'elle n'est pas mesurée.
Nous-mêmes. Un produit de cette taille avec une équipe de cette taille est un risque d'exécution permanent, et la connaissance du socle repose trop sur une personne.
Ce qui ne nous fera pas échouer, à mon avis : la technique. Elle est construite.
10. Questions à ne pas laisser sans préparation#
| # | Question probable | Où est la réponse | Piège |
|---|---|---|---|
| P1 | « Vous avez dit X dans une autre entrevue » | Archives de publication, conservées 5 ans | Ne jamais nier sans avoir vérifié |
| P2 | « Un de vos utilisateurs dit que… » | Réponse au fait, pas à la personne | Ne jamais qualifier l'utilisateur |
| P3 | « Combien de temps avant que vous soyez rachetés ? » | « Ce n'est pas une question à laquelle je peux répondre honnêtement aujourd'hui » | Ne pas plaisanter sur une sortie |
| P4 | « Votre concurrent [nom] dit que… » | « Je ne commente pas un produit que je ne connais pas de l'intérieur » | Ne jamais reprendre le nom |
| P5 | « Off the record, quel est votre vrai chiffre ? » | Le même chiffre que sur enregistrement | Il n'y a pas deux chiffres |
| P6 | « Vous vous engagez sur cette date, en direct ? » | Une date publiée est un engagement. Une date non publiée ne se prend pas en direct | Ne jamais improviser une date |
| P7 | « Pouvez-vous me montrer l'écran d'export ? » | Oui — et montrer ce qu'il fait réellement, c'est-à-dire créer une demande | Ne jamais éviter la démonstration d'un écran limité |
| P8 | « Est-ce que je peux parler à un de vos clients ? » | Oui, avec l'accord de la personne, et sans la sélectionner uniquement parmi les satisfaits | Ne pas fournir une liste filtrée |
11. Ce qu'on ne dit jamais à un journaliste#
| ⛔ | Pourquoi | ✅ |
|---|---|---|
| « Sans commentaire » | Lu comme un aveu | Ce qu'on sait, ce qu'on ignore, quand on saura |
| « Off the record » sur un fait | Il n'y a qu'une version des faits | La même réponse |
| « C'est confidentiel » sans motif | Vide | « Je ne communique pas la valorisation. Voici pourquoi » |
| Un chiffre non relevé le jour même | Se dément | « Au [date], nous avions X » |
| Un concurrent nommé | Se retourne | « Je décris ce que nous faisons » |
| Une promesse de fonctionnalité sans date | Devient une attente | Une date absolue, ou « ce n'est pas au plan » |
| « Nous sommes conformes » sans document | Se vérifie | L'état réel, avec les échéances |
| Une demande de relecture | Suspecte, et souvent refusée | « Je peux vérifier des faits si vous le souhaitez » |
| Une critique d'un client mécontent | Se publie | « Nous regardons son cas » |
| « Personne d'autre ne fait ça » | Superlatif comparatif, indéfendable | Décrire le mécanisme |
12. Préparation par format d'entretien#
12.1 Ce qui change selon le format#
| Format | Durée utile de réponse | Ce qui se coupe au montage | Consigne particulière |
|---|---|---|---|
| Échange écrit | Illimitée, mais 200 mots par question maximum | Rien — tout peut être cité | Relire avant envoi. Un écrit mal formulé circule indéfiniment |
| Entretien téléphonique | 60 à 90 secondes par réponse | Les nuances de milieu de réponse | Mettre le fait dans la première phrase, pas la troisième |
| Radio en direct | 30 à 45 secondes | Rien, mais on ne peut pas se reprendre | Une idée par réponse. Aucun chiffre à plus de deux décimales |
| Radio enregistrée | 45 à 60 secondes | Les hésitations et les reprises | On peut demander à recommencer une réponse |
| Télévision | 20 à 30 secondes | Tout sauf la phrase la plus tranchée | La phrase des limites doit être dite en une seule fois, sinon elle est coupée |
| Balado, entretien long | 3 à 5 minutes | Peu de choses | C'est le format où le récit d'erreur — l'écart de prix, les 9 735 crédits — a sa place |
| Conférence de presse | 60 secondes | Rien | Une seule personne répond par question. Jamais deux voix |
| Démonstration filmée | — | Les temps de chargement | Ne jamais couper la démonstration d'un écran limité |
12.2 La phrase des limites, calibrée par format#
Cette phrase doit survivre au montage. Trois versions, à mémoriser.
| Format | Formulation |
|---|---|
| Télévision, 12 secondes | « Trois choses ne fonctionnent pas encore chez nous : l'export de données, la résiliation en libre-service pour un particulier, et le produit est en français seulement. Chacune porte une date. » |
| Radio, 20 secondes | « Nous publions nous-mêmes la liste de ce qui ne marche pas. L'export de données ne s'exécute pas : le bouton crée une demande et c'est le cabinet qui la traite. Un particulier ne peut pas résilier seul. Et le produit est unilingue français. Nos dates sont janvier 2027, mars 2027, et pas avant 2028. » |
| Écrit ou balado | La réponse complète de Q02 |
12.3 Fiche de faits — à avoir sous les yeux à chaque entretien#
| Catégorie | Valeurs à ne pas chercher |
|---|---|
| Volumétries | 472 pages Client · 867 Affaires · 230 Administration · 286 écrans mobiles · environ 85 services |
| Catalogue | 57 modules — 6 socle, 16 avancés, 35 professionnels · 29 Client, 15 Affaires, 13 partagés · 8 forfaits · 5 ensembles |
| Contextes | 19 — 10 Client, 9 professionnels, plus un repli |
| Prix Client | Gratuit 0 $ · Plus 12 $ · Famille 19 $ · Pro 29 $ |
| Prix Affaires | Solo 49 $ · Cabinet Pro 149 $ · Équipe 299 $ · Entreprise 599 $ |
| Ensembles | Patrimoine 19 $ · Entrepreneur 29 $ · Affaires 29 $ · PME 39 $ · Épicerie 49 $ |
| Crédits inclus par mois | 10 · 50 · 80 · 200 côté Client ; 20 · 100 · 500 · 2 000 côté Affaires |
| Économie annuelle | Environ 20 % côté Affaires, environ 17 % côté Client |
| Limites et dates | Export 31 janv. 2027 · Résiliation Client 31 mars 2027 · Second facteur 30 avril 2027 · Accessibilité auditée 30 juin 2027 · Anglais pas avant 2028 |
| Traduction | 26 645 clefs en français, 0 en anglais, garde de couverture à 90 % |
| Accessibilité | 9 530 attributs sur 1 367 fichiers web, 725 propriétés sur mobile, aucun rapport |
| Audit | Journal d'audit dans 73 services, sans clef étrangère vers l'annuaire d'utilisateurs |
| Incident de tarification | 9 735 crédits surfacturés sur 251 appels |
| Écrans sans contenu | 26 pages de comblement de lien mort |
| Quotas | Environ 20 gestionnaires de création sur 2 545 portent un plafond |
| Marché | 250 000 établissements · 85 % de moins de 20 employés · 2,6 M de travailleurs autonomes · 30 M de déclarations · 40 000 membres de l'ordre — tous à revalider |
| Dates de lancement | Ouverture mardi 17 nov. 2026, 09:00 heure de l'Est · Première cohorte de rétention mûre le 15 févr. 2027 |
12.4 Liste de contrôle avant chaque entretien#
| # | Vérification | Fait |
|---|---|---|
| 1 | Chiffre de comptes payants relevé le matin même, avec sa date | ☐ |
| 2 | Registre d'incidents consulté le matin même | ☐ |
| 3 | Page de prix vérifiée contre le catalogue en vigueur | ☐ |
| 4 | Fiche de faits §12.3 imprimée ou à l'écran | ☐ |
| 5 | Phrase des limites répétée à voix haute, au format de l'entretien | ☐ |
| 6 | Sujet réel du journaliste vérifié — ce qu'il a écrit récemment | ☐ |
| 7 | Compte de démonstration testé et fonctionnel | ☐ |
| 8 | Périmètre de parole confirmé : suis-je le bon porte-parole pour ce sujet | ☐ |
12.5 Après l'entretien#
| Délai | Action |
|---|---|
| Immédiatement | Consigner les questions posées et les réponses données, dans les archives de publication |
| Sous 2 heures | Envoyer par écrit tout chiffre promis en cours d'entretien |
| Sous 24 heures | Signaler au journaliste toute imprécision qu'on a soi-même commise, sans attendre la parution |
| À la parution | Vérifier les faits publiés. Corriger publiquement une erreur venant de nous, sous 24 heures, même canal |
| À la parution | Ne jamais demander la correction d'une opinion. Signaler uniquement une erreur factuelle, une fois, poliment |
| Sous 5 jours | Ajouter au présent document toute question nouvelle posée trois fois ou plus |
13. Documents liés#
| Document | Ce qu'il apporte |
|---|---|
| Communiqué de presse | Le communiqué, les angles par média, le dossier de presse |
| Plan de communication | Les porte-parole et leur périmètre |
| Gestion de crise | Ce qu'on fait quand une question devient un incident |
| Discours de présentation | Les mêmes questions, posées par un investisseur |
| Brief commun | Les faits mesurés, les prix, les chiffres de marché autorisés |
| Vision, mission, historique | Les missions et leurs critères d'échec |
Kaxentra — dossier de lancement. Document interne, version 1.0 du 17 août 2026. Marque publique : Kaxentra. Éditeur : i2t Digital. Les éléments marqués [HYPOTHÈSE] ne sont pas publiables en l'état. Les personas d'extension communautaire (E01–E08) décrivent des fonctionnalités non livrées.